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Nytha Oronga, photographe de l’exposition Visages d’Outremer 2017

« Trouver des beaux projets photographiques, c’est un rêve qui pour moi devient réalité grâce à Visages d’Outremer de FrancoKaraïbes. Pour la deuxième édition de ce projet aux multiples facettes, j’aurais la chance de faire valoir, grâce à un triptyque photographique, la riche contribution des Montréalais d’origine ultramarine.

Pour chaque participant, trois portraits seront réalisés : un dans leur lieu préféré à Montréal, un autre dans le milieu au sein duquel ils contribuent à la société montréalaise, et finalement un portrait plus intime. Ce dernier sera réalisé sur film, afin de célébrer par la richesse des tons qu’offre la pellicule argentique, la beauté de chacun des participants à ce projet auquel je crois.

Si j’y crois, c’est parce que les ressortissants de la France d’Outremer incarnent dans leur histoire et dans leurs vies les valeurs qui font de Montréal un pôle d’attraction internationale : la diversité, la flexibilité, l’ouverture à l’autre et les contributions culturelles qui enrichissent la vie de tout le monde. Je pense aussi que cet apport reste souvent invisible. La photographie est un des moyens de fêter la richesse de cette communauté diverse et de la faire connaître dans l’espace public.

Finalement, tout comme Lupita Nyongo, je crois que le temps est venu de montrer de plus en plus que la beauté est plurielle, qu’elle se décline en plusieurs tonalités de peau. Je veux partager ce regard que je porte aussi, au moyen d’un médium artistique qui a souvent été utilisé pour renforcer ou justifier la ségrégation, même au Canada.

Je me réapproprie la photographie pour contribuer à raconter l’histoire des ultramarins comme ils et elles veulent la raconter. Je veux que le projet Visages d’Outremer de FrancoKaraïbes soit l’occasion pour tous les participant d’être fiers de leurs origines et du chemin parcouru qui les a amenés jusqu’à Montréal. »

Crédit photo : Mico Mazza

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À propos de Nytha Oronga
Née au Maroc, d’une mère gabonaise et d’un père malien, Nytha Oronga découvre la photographie argentique au Japon (2003) et la photographie numérique à son arrivée au Canada en 2004.
Actuellement étudiante en photographie à Concordia, elle perfectionne et cultive sa fibre artistique, et apprends à réfléchir visuellement.
Elle affectionne aussi bien la photographie de haute définition que les images défectueuses, le noir et blanc que la couleur.

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